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Trackmania

Trackmania

Trackmania

Genre : Course | Disponible : 1 juillet 2020 Mardi 30/06/2020

Au royaume des jeux de course arcade compétitifs, Trackmania a toujours fait figure de roi. Par sa simplicité d'accès, les possibilités offertes par son éditeur de niveau et la précision de sa prise en main, le jeu de Nadeo a tracé sa route jusqu'à la scène esport, et pour être finalement partagé et apprécié de milliers de joueurs désireux de chasser le meilleur temps sur chaque circuit et de comparer leurs performances. C'est ça, l'esprit Trackmania, et c'est quelque chose que l'épisode Nations avait parfaitement compris. Il n'est donc pas étonnant de voir ce nouvel opus en reprendre la philosophie, dans un écrin visuel qui rappellera TM²: Stadium par sa sobriété. On a donc toujours affaire à un titre qui ne s'encombre pas d'effets visuels inutiles et d'artifices susceptibles d'entraver la visibilité ou de détourner notre regard de la route. On va droit à l'essentiel et l'essentiel, c'est la course.

Nadeo et des bas

Cette volonté de se concentrer sur le pilotage se ressent d'abord du côté de l'interface, ici réduite à son strict minimum, à savoir l'affichage du chronomètre. On retrouve bien un compteur de vitesse directement à l'arrière du véhicule, mais c'est tout. Le rendu graphique en lui-même présente de nettes améliorations par rapport aux jeux précédents, notamment en matière d'animations et de "pureté". Nadeo a par ailleurs eu de sympathiques idées pour transmettre les informations simplement en gardant le regard du joueur focalisé sur la voiture : l'aileron arrière se déploiera par exemple progressivement lorsque celle-ci accélère et de petites LED disposées à côté des roues avant indiqueront la puissance du freinage. Soyons francs, tout ça n'a qu'assez peu d'impact sur la jouabilité mais visuellement, ça renforce l'impression de finition.On ne peut cependant pas en dire autant des menus, qui souffrent encore d'une certaine pauvreté et d'une ultra-simplification qui peut nuire au cachet visuel du jeu. Si le minimalisme in-game est tout à fait raccord avec les principes du jeu, on peut déplorer un certain manque de soin à leur égard, pour un résultat assez austère quand on le compare au reste du jeu.

Fort heureusement, les sensations de conduite sont toujours aussi impeccables et s'inscrivent dans la continuité directe de ce que proposaient les précédents opus de la série. Trackmania est toujours ce jeu exigeant et immédiat aux airs de die & retry à quatre roues. Course après course, essai après essai, il procure toujours un sentiment de progression grisant et nous pousse systématiquement dans nos retranchements, en quête de l'itinéraire parfait, à retravailler encore et encore pour grapiller quelques dixièmes de seconde. A ce titre, Nadeo a souhaité limiter l'utilisation de certaines techniques (grass slide et turtle notamment) pour lisser l'expérience des joueurs et mettre tout le monde sur un même pied d'égalité. L'ensemble répond toujours au quart de tour, et c'est avant tout l'entraînement qui nous permettra de maîtriser le véhicule avec précision pour anticiper précisément son comportement.

Assez proche de TrackMania² : Stadium, la conception des pistes de ce nouveau volet s'appuie sur trois "biomes" distincts : RoadIce, RoadDirt et RoadTech, correspondant respectivement à la glace, la terre battue et le béton. Trois environnements qui forcent à adapter son style de conduite en temps réel, en faisant varier la tenue du route du véhicule, sa vitesse et la puissance du freinage. Ainsi, sur la glace, on a l'impression de se trouver sur une piste de bobsleigh, tandis que la terre battue fait immédiatement penser à un court de tennis. Le tarmac, lui, est directement tiré du premier TrackMania. On note également l'ajout d'un bloc RoadBump (une grosse bosse en plein milieu de la route) qui veut nous faire contrôler les prises de vitesse pour éviter de finir dans le décor. Pour la plupart, les nouveaux blocs ne révolutionneront pas la recette existante, mais proposeront suffisamment de nouvelles mécaniques de jeu pour imaginer des pistes rafraîchissantes et des tracés qui surprendront même les joueurs de la première heure, à l'instar des Reactor Boost qui permettent de rouler au plafond ou de se "coller" magnétiquement à la route.

Blocs Party

C'est là toute la complexité de juger un Trackmania à sa sortie. Tester un nouvel arrivant dans la série, c'est évaluer son ergonomie et le potentiel offert par ses outils, puisque c'est avant tout autour de la communauté et des mappeurs que gravitera le nouveau contenu. L'éditeur de niveaux, divisé en deux catégories - "simple" et "avancé" - propose peu ou prou de faire la même chose qu'auparavant, avec davantage de possibilités. La surface de construction a ainsi été montée à 48x48 blocs malgré la disparition des tracés souterrains, les bords du terrain laissant désormais apparaître de larges écrans pour afficher les records mondiaux. Les blocs peuvent de plus être placés en dehors de la grille de construction pour fabriquer soi-même son décor. Il n'y a d'ailleurs pas beaucoup de blocs de décoration fournis de base (c'est regrettable), ils risquent d'arriver dans les prochaines saisons. Là encore, rien de révolutionnaire sur ce plan, mais on apprécie les quelques fonctionnalités liées au confort de jeu, comme la possibilité de réapparaître à un checkpoint en conservant la même vitesse que lors de son premier passage.

Il faudra donc attendre plusieurs semaines, plusieurs mois même, pour voir apparaître des circuits ingénieux et originaux créés par la communauté. Pour l'heure, l'éditeur complet propose déjà une quantité impressionnante de blocs et de combinaisons possibles pour qui a envie de passer des heures à concevoir des circuits après avoir terminé la partie solo du titre. Soyez cependant prévenus : l'interface est assez brute de décoffrage pour qui n'a jamais touché à un TrackMania, et qu'il s'agisse de l'éditeur de circuits ou de l'éditeur de peinture, il faudra passer un peu de temps à se faire la main avant de saisir l'ensemble des fonctionnalités.

Il convient finalement de revenir sur la promesse principale du jeu : son côté live-service, notamment articulé autour d'un modèle économique à trois niveaux. Le niveau Starter (gratuit) permet de jouer aux 25 circuits saisonniers mis en ligne tous les trois mois, de participer à la ligue nationale et les campagnes de joueurs et d'accéder à un éditeur simplifié pour les circuits. Pour accéder à l'éditeur complet, il faudra au minimum acheter l'accès Standard (10 euros pour un an) offrant l'expérience "classique" de Trackmania, susceptible de convenir aux habitués. Les créateurs de contenu et joueurs professionnels, eux, pourront souscrire à l'accès Club (30 euros par an) et fédérer une communauté autour d'un club qu'ils auront créé, en partageant leurs campagnes et tracés avec les joueurs abonnés, en plus de se voir ouvrir les portes de l'Open Grand League. On pourra reprocher une certaine fragmentation de la communauté autour de ce qui ressemble à un pass saisonnier, mais il est important de préciser qu'on conservera l'ensemble des fonctionnalités et circuits débloqués pendant notre abonnement une fois celui-ci terminé. Et en toute franchise, pour quelqu'un qui souhaite juste jouer régulièrement dans son coin et perfectionner ses temps tout en découvrant de nouveaux circuits, l'accès Standard à dix euros suffit amplement.



Trackmania n'est ni un remake, ni un remaster, ni une mise à jour d'un précédent épisode. Voyons ça comme une renaissance, motivée par l'envie de Nadeo de remettre le jeu de course en piste après quelques années plutôt silencieuses. Ce nouvel épisode ne révolutionne rien mais fait bien les choses : il constitue le nouveau point d'entrée pour les pilotes désireux de s'essayer à Trackmania, et livre l'expérience la plus pure et facile d'accès possible, accessible gratuitement ou via l'achat d'un pack Standard pour créer soi-même ses circuits. C'est précisément ce qui peut faire de ce dernier opus un jeu qui tient sur la durée et accompagne les joueurs pendant plusieurs années, grâce aux milliers de tracés susceptibles d'être mis en ligne par les mappeurs. Les outils fonctionnent, le feeling est toujours aussi impeccable et malgré un certain manque de soin et un contenu de base un peu chiche, Trackmania a tout ce qu'il faut pour s'offrir une nouvelle jeunesse. Espérons que les joueurs suivent, et que les futures mises à jour viennent corriger les quelques défauts de ce jeu de course déjà bien prometteur.




7

BON


  • Genre : Shoot'em up
  • Éditeur : Ubisoft
  • Développeur : Nadeo
  • Franchise : TrackMania

  • Disponible : 18 juin 2020
  • 1 juillet 2020 (France)
  • 1 juillet 2020 (US)
  • Site officiel : https://trackmania.com/
  • Status : En développement

Qualité du test pour ce jeux : 



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