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Disintegration

Disintegration

Disintegration

Genre : FPS | Disponible : 16 juin 2020 Mardi 09/06/2020


Moto, Robot, Dodo

La première chose qui intrigue avec Disintegration, c'est son concept peu conventionnel. Il se joue comme un jeu de tir à la première personne où l'on incarne un pilote de Gravicycle, sorte de moto volante capable de planer au-dessus du sol et de tirer sur les ennemis à l'aide de canons disposés sur ses bras avant. Ça ressemble donc de prime abord à un jeu de tir dans la lignée de Descent, se jouant en 6 Degrees of Freedom (possibilité de se déplacer sur les axes X, Y et Z), et où l'on utilise le clic gauche pour mitrailler ses ennemis en volant à travers l'environnement. Seulement voilà, Disintegration ajoute une surcouche de stratégie à la recette, en permettant au joueur de contrôler un groupe d'unités en sol en utilisant le clic droit comme un jeu de stratégie classique. On se retrouve donc face à un hybride FPS/stratégie peu conventionnel, à mi-chemin entre Descent et S.O.C.O.M., où l'on mitraille avec le clic gauche tout en donnant des ordres à son escouade à l'aide du clic droit. Ça peut sembler intimidant mais souris en main, ça fonctionne plutôt bien.

L'idée derrière ce concept, c'est donc de proposer au joueur un degré de liberté suffisamment grand pour superviser les déplacements de ses unités en trônant à 20 mètres du sol, comme un général de guerre qui bougerait des pions posés sur une carte. L'impression de commander est là, la synergie fonctionne bien et, assez rapidement, on comprend l'importance d'envoyer ses unités sur tel ou tel ennemi pour les occuper, pendant que l'on gère les menaces plus importantes en volant un peu partout avec son Gravicycle. Disintegration est un jeu qui n'est pas simple à comprendre à travers un trailer, mais qui devient parfaitement clair une fois aux commandes de son engin. Malheureusement, c'est sans doute la seule chose que le jeu parvient à réussir.

L'implémentation de mécaniques issues du STR se limite malheureusement au strict minimum, à savoir le contrôle des unités avec le clic droit pour leur demander de se déplacer. S'ajoutent à cela des capacités spéciales à activer avec les touches 1, 2, 3 et 4 du clavier une fois leur temps de rechargement terminé, pour par exemple ralentir les ennemis dans une zone donnée, effectuer un barrage de roquettes ou étourdir certains assaillants. C'est tout ce que propose le jeu. Il n'y a ni microgestion, ni concepts de stratégie avancée dans Disintegration et assez vite, ses belles ambitions sont rattrapées par la réalité, à savoir celle d'un jeu extrêmement plat, insipide et répétitif où l'on effectue les mêmes actions en boucle pendant une dizaine d'heures.

Une mission de campagne de Disintegration s'articule toujours autour des mêmes gimmicks de gameplay, qui sont au nombre de trois. Tuer des ennemis, activer ou détruire des générateurs pour ouvrir des portes, et secourir des rebelles de la Résistance. C'est tout. On se rend d'un marqueur d'objectif à l'autre en tirant sur des ennemis et en ordonnant à ses unités de lancer leurs capacités quand celles-ci sont prêtes, puis on revient généralement sur ses pas pour tuer davantage d'ennemis dans des endroits qu'on a déjà visités ou tirer à nouveau sur des générateurs pour les faire exploser et avancer dans le niveau. Disintegration est malheureusement terni par une sous-exploitation des mécaniques de STR, que l'on aurait aimé voir davantage portées sur la microgestion et le commandement tactique, plus que sur un simple "va là-bas pendant que moi je vais me cacher". Pas de postures, de système de couverture, de gestion individuelle des unités ni même de commandes spéciales, tout se résume à un simple clic droit.

Non mais Halo quoi

En résulte un jeu particulièrement lent, frustrant et répétitif, où l'on répète les mêmes actions en boucle pendant dix heures. S'il est rafraichissant de prime abord, le côté hybride de Disintegration constitue malheureusement l'une de ses faiblesses après une heure, quand on réalise que le jeu ne sait jamais sur quel pied danser. Ses mécaniques sont certes pensées pour mettre en avant le pan stratégique du jeu et le contrôle des unités au sol (le Gravicycle explose très rapidement s'il est ciblé par les ennemis). Mais le level design, lui, n'est clairement pas étudié pour accueillir un vaisseau. En voulant éviter les tirs ennemis et se mettre à l'abri pour contrôler paisiblement ses unités, on passe son temps à se prendre le décor ou à essuyer des tirs d'un ennemi isolé qui nous fera exploser en moins de cinq secondes parce que notre moto volante est à peine plus solide qu'une brindille.

Disintegration est malheureusement porté par un équilibrage des plus mal gérés, et prend vite des allures de corvée quand il nous demande d'effectuer inlassablement les mêmes actions, en évitant de se faire tuer par un simple ennemi capable de nous coucher en quelques secondes. Et lorsqu'on ne passe pas son temps à enchaîner les Game Over à cause de son équilibre dégâts/santé à la truelle, on se heurte à un jeu dont la narration et les idées de game design ont déjà quinze ans de retard. On nous parle d'un héros, Romer Shoal, dont le passé ou les justifications scénaristiques ne sont jamais véritablement expliquées, et dont le but va être de sauver l'humanité des griffes de Rayonne, des robots aux yeux rouges qui veulent prendre le contrôle du monde. On nous ressert ainsi les mêmes ressorts narratifs usés et abusés, à base de "allez aider la résistance !", "*libérez ces personnes coincées dans une caisse *!" et "grou-grou, les gros méchants ont encore pris le contrôle de la ville" sans jamais s'attarder sur le passé ou la personnalité des personnages principaux. La plupart du temps, ils se contenteront de forcer l'humour avec des cris dans le micro, des danses bizarres ou des "Youhouuuu" en tuant un ennemi, mais ça ne prend jamais. L'implication du joueur dans l'histoire du jeu est inexistante, puisque rien n'est fait pour s'attacher aux personnages ou nous motiver à suivre une histoire qui n'est jamais réellement explicitée.

On remarque bien quelques efforts réalisés dans certains niveaux, comme celui où l'on nous sépare de notre escouade pour nous imposer d'affronter les ennemis seul à bord de son Gravicycle. Mais là encore, l'équilibrage bancal du jeu rattrape ses belles ambitions. On se retrouve seul à combattre des ennemis avec un arsenal et des opposants pensés pour être vaincus en escouade, ce qui donne la désagréable impression d'avoir affaire à un clone de Descent mal conçu et tout à fait injuste, au point qu'il faille parfois passer le jeu en difficulté minimale pour commencer à en profiter véritablement. On reviendra finalement sur sa technique plus que passable, notamment entachée par des problèmes de collision et d'intelligence artificielle, qui poussent souvent nos unités à se jeter dans les mines posées par les ennemis ou à se mettre à couvert au beau milieu d'un groupe de soldats adverses. Heureusement, ses modes multijoueur rattrapent un peu les très nombreux défauts de son solo et donnent lieu à quelques parties intéressantes, notamment grâce à la personnalisation de l'arsenal et une micro-gestion un peu plus poussée, mais ils ne justifient en rien l'achat du jeu au prix fort. On peut sans doute passer quelques bons moments dans les modes de contrôle de points (où ce sont nos unités qui doivent capturer les zones) ou le mode Capture de Drapeau revisité, mais le faible nombre de classes de Gravicycle proposées et les armes disponibles ne permettront pas de faire du titre de V1 Interactive un exemple en matière de profondeur de jeu. Disintegration n'est simplement pas un titre que nous pouvons vous conseiller en l'état.



Ce n'est malheureusement pas parce qu'il est signé de la main du cocréateur de Halo que Disintegration est un bon jeu. Porté par une simple idée de gameplay intéressante qui mélange habilement FPS et STR, il est rapidement rattrapé par une technique plus que passable, un équilibrage aux fraises et des idées de game design déjà déjà trop vieilles de quinze ans. La première création de V1 Interactive est un jeu qui n'arrive pas à faire honneur à son idée de base, et qui est beaucoup trop faible à bien des égards pour susciter l'intérêt des joueurs sur la dizaine d'heures que demande sa campagne solo. C'est plat, répétitif, insipide et un peu trop forcé pour être plaisant, aussi préférera-t-on vous conseiller d'attendre une sérieuse réduction avant d'envisager de mettre la main dessus.




4

FAIBLE


  • Genre : FPS
  • Éditeur : Private Division
  • Développeur : V1 Interactive
  • Status : En développement
  • Prix de lancement : 49,99 euros
  • Site officiel : https://www.disintegrationgame.com/

  • Disponible
  • 16 juin 2020 (France)
  • 16 juin 2020 (États-Unis)
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Qualité du test pour ce jeux : 



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