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VALORANT EST PLEIN DE BONNES INTENTIONS

VALORANT EST PLEIN DE BONNES INTENTIONS

VALORANT EST PLEIN DE BONNES INTENTIONS

Genre : FPS | Disponible : 2 juin 2020 Jeudi 04/06/2020


Valorant Voulzy

Prenez Counter-Strike, saupoudrez-le d'un zeste d'Overwatch, et vous obtiendrez la promesse initiale de Valorant, le shooter compétitif de Riot Games qui s'aventure pour la première fois hors de l'univers de League of Legends. Une nouvelle licence, un nouvel univers, des nouveaux personnages mais un modèle qui s'approche de ce qui a été fait sur LoL et Legends of Runeterra, à savoir celui d'un jeu gratuit régulièrement mis à jour et pensé pour être accessible au plus grand monde. Du haut de ses 8 Go, Valorant tourne sur un large éventail de configurations et veut rendre le FPS compétitif plus facile d'accès.


Dans les faits, il se joue comme un Counter-Strike. Deux équipes de cinq joueurs s'affrontent pour le contrôle de plusieurs sites de bombe, les assaillants devant essayer de planter le Spike (l'équivalent du C4 de Counter-Strike) tandis que les défenseurs doivent user de différentes stratégies pour défendre les points jusqu'à la fin du round. Une manche débute par une phase d'achat où l'on utilise l'argent gagné au round précédent pour s'équiper en armes à feu, et se termine si la bombe explose ou si tous les joueurs d'une équipe sont éliminés. Le rapprochement avec CS est inévitable, mais s'il y a un point sur lequel Valorant se démarque du FPS de Valve, c'est au niveau de ses personnages aux capacités distinctes. Ici, on choisit au début de la partie un Agent qui dispose de trois capacités actives et d'un pouvoir ultime se rechargeant grâce à nos actions ou des orbes disséminés sur le terrain de jeu. Les Agents sont pour l'instant au nombre de onze, et constituent la principale différence avec Counter-Strike.


Ainsi, de la même façon que l'on utiliserait des équipements de CS pour investir un site de bombe ou établir des stratégies de défense, on met à profit les capacités des différents personnages de Valorant pour fermer des lignes de tir, aveugler des ennemis ou créer des leurres pour détourner l'attention de l'équipe adverse. L'enjeu reste toujours le même : éliminer un maximum d'ennemis en perdant le moins d'alliés, jouer la montre quand il le faut et surveiller sagement ses lignes de tir aux différents points de contact de la carte. Valorant est un jeu au rythme lent, où l'on passe parfois une minute à attendre la fin d'un round pour mourir en trois secondes à la manche d'après, mais c'est le jeu. C'est la formule qui veut ça, et si vous êtes hermétique à la recette CS, ce n'est pas le FPS de Riot qui fera miraculeusement de vous un convaincu.

Les pouvoirs amènent cependant une certaine fraicheur à la rigidité du gameplay inhérent à la formule. Ils sont susceptibles de bousculer nos habitudes et incitent à penser d'une nouvelle manière. Il ne s'agira pas ici d'aligner scrupuleusement les grenades fumigènes sur un bombsite avant d'attaquer, mais plutôt de réfléchir à qui pose tel mur de glace, tel orbe aveuglant, telle flaque d'acide ou grenade incendiaire pour incapaciter les ennemis ou les contraindre à quitter leurs positions. La gymnastique est la même mais les outils à notre disposition sont différents. Si la plupart des pouvoirs, à acheter avec de l'argent au début du round comme les armes à feu, sont là pour "remplacer" les équipements de CS, certains Agents transportent des capacités plus exotiques permettant de ranimer un coéquipier tombé au combat, déployer un large nuage toxique (pratique pour désamorcer le Spike) ou créer une image miroir que l'on pourra sacrifier pour faire un peu de reconaissance. Il n'y a presque aucun souci d'équilibrage à déplorer depuis la sortie du jeu ; les pouvoirs s'imbriquent très bien entre eux, sont simples à comprendre et les deux mois de bêta permettent déjà d'avoir une meta bien installée.


Tu nous entends Blizzard, tu nous entends ?

Pour un amateur de FPS compétitif ou un joueur qui a déjà passé quelques dizaines d'heures sur Counter-Strike, Valorant est un jeu plutôt solide. L'équipe de développement, majoritairement composée d'anciens mappeurs/amateurs de CS, a donné naissance à un jeu de tir strict, prévisible (c'est ce que l'on cherche), dépourvu de facteur aléatoire et rectiligne dans son level design. Chaque carte s'appuie sur une philosophie de design où la lisibilité prévaut sur la beauté ou les effets visuels, et où chaque ennemi peut ainsi être repéré assez facilement. Pas de surcouches de gris sur gris ou d'ennemis qui se confondent avec le décor. Le rendu visuel très simple du jeu facilite le travail d'assimilation et de compréhension du décor. C'est en revanche du côté des cartes que le constat est un peu plus léger que prévu : le jeu ne contient que quatre cartes dont l'architecture n'est pas forcément très simple à comprendre pour les nouveaux joueurs, au point qu'il ait fallu retravailler les couloirs de l'une d'entre elles parce qu'elle était jugée trop chargée. Les quatre maps actuelles sont agréables à parcourir et développent chacune une idée de level design intéressante (trois sites au lieu de deux, des téléporteurs ou un mid pensé comme une zone ouverte...), mais on aurait aimé voir davantage de variété.


Le petit encart toxicité
Le petit encart toxicité

Le contenu de cet encart n'a pas d'incidence directe sur notre verdict ou la note affichée en bas de ce test, mais il nous semble important de revenir sur la toxicité dans Valorant. Par son accessibilité, sa gratuité et son aspect hautement compétitif, le FPS de Riot hérite d'une partie de la communauté de Counter-Strike, Overwatch et League of Legends, qui ne sont pas réputés pour être des havres de paix et de bienveillance. L'absence de réelles mesures mises en place pour lutter contre la toxicité amène de nombreux joueurs à se montrer insultants, racistes ou sexistes si une joueuse a le malheur de vouloir communiquer avec son équipe dans le chat vocal. Valorant n'est clairement pas un FPS où il fait bon vivre avec des inconnus, aussi nous vous conseillerons de vous lancer avec une escouade de plusieurs amis et d'abuser de la fonction "mute" si besoin. Soyez donc prévenus si vous lancez des parties avec des inconnus : le harcèlement, la culture du git gud, les insultes ciblées et la déstabilisation par la toxicité sont encore très présents dans Valorant. Un message est même récemment apparu au lancement du jeu pour encourager les joueurs à être bienveillants.

C'est globalement ce qui ressort de Valorant après une bonne vingtaine d'heures de jeu. Le free to play aurait sans nul doute pu bénéficier de quelques mois d'incubation supplémentaires, et on se demande pourquoi Riot a souhaité le sortir si vite. Cette précipitation se ressent dans la finition générale du titre, de certaines animations manquantes à ses menus qui ont pour la plupart l'air d'être des éléments temporaires. Le rendu graphique de certaines parties du jeu aurait également mérité un peu plus de travail. Il n'est pas rare de croiser en jeu des animations qui sautent, des personnages qui se déplacent de manière bizarre ou qui tirent sans avoir d'arme à feu entre les mains
.

Il en va de même pour la spatialisation du son, pourtant primordiale dans un FPS où le moindre bruit de pas ou de coup de feu peut décider du sort d'une équipe. Le moteur sonore de Valorant est aux fraises lorsqu'il s'agit de localiser l'origine d'un bruit avec précision, soit parce que celui-ci est étouffé ou que sa propagation ne semble pas naturelle. Pire encore : les cartes en elles-mêmes souffrent pour certaines de soucis de collision à cause de certains pouvoirs (Jett ou Omen notamment) permettant de s'élever dans les airs ou de se téléporter librement. Cela donne lieu à des situations où un joueur peut accéder à des endroits normalement hors de portée, la faute à une géométrie 3D encore trop mal gérée par endroits. Dans un jeu compétitif qui souhaite se faire une place sur la scène eSport, ça fait tâche.

Tout est loin d'être noir, attention. Le FPS de Riot ajoute d'office des options de confort et d'accessibilité qui ont manqué à Counter-Strike pendant des années, et c'est une excellente nouvelle. On pense à la possibilité de changer son réticule directement dans les menus, par exemple, ou une tonne d'outils de marquage/signalement/communication dans les menus d'achat pour demander à ses coéquipiers de nous acheter une arme ou d'économiser. Ce sont des choses que les joueurs de CS font dans tous les cas en passant par le chat écrit ou les communications vocales, mais il est très plaisant de voir ce genre de choses implémentées de base dans le jeu. Même idée pour les noms directement indiqués sur la carte en appuyant sur MAJ, qui permettent de donner des instructions simples à son équipe sans se farcir des mois d'entraînement et de mauvaises dénominations. Ici, tout est indiqué.

Il y a donc encore pas mal de choses à parfaire dans Valorant, qui reste néanmoins porté par de bonnes intentions. Des belles promesses, une base solide et la volonté de "bien faire les choses", qui se démontrera - on l'espère - dans les mois à venir. On espère notamment voir le contenu s'étoffer avec l'arrivée du mode classé, les bugs corrigés, l'infrastructure réseau solidifiée (il est encore fréquent de ne pas pouvoir se reconnecter à une partie quittée), l'anti-triche amélioré, la toxicité combattue... La sortie précipitée du jeu donne l'impression d'avoir affaire à un jeu qui aurait mérité un peu plus de travail, et qui se retrouve propulsé malgré lui sur le devant de la scène parce que son éditeur use de moyens très efficaces lorsqu'il s'agit de rameuter les gens sur Twitch. Espérons qu'on ne le fasse pas trop vite plonger dans le grand bain de l'eSport, parce que Valorant n'est pas encore prêt.



L'exercice du test sur un jeu comme Valorant est loin d'être chose aisée. Il ne s'agit pas d'évaluer les systèmes de jeu singés de Counter-Strike (qui fonctionnent à merveille depuis plus de vingt ans) mais de voir comment les quelques nouveautés apportées par Riot dans le paysage du FPS compétitif s'articulent et viennent étoffer la recette initiale. Les capacités des agents, les outils d'accessibilité et le design des cartes amènent une fraicheur bienvenue pour les joueurs de longue date mais peinent encore à faire de Valorant un jeu véritablement unique porté par un autre but que "jouer sur le terrain de Valve". S'ajoutent à cela des soucis techniques encore trop présents et des approximations dans certains domaines, qui feront sans doute l'objet de futures mises à jour. Il faudra malheureusement encore attendre quelques mois pour refaire passer Valorant sur le banc d'essai parce que même si Riot nous dit que son FPS est prêt, nous sommes pour le moment en droit de penser le contraire.




6

HONNÊTE



  • Disponible
  • 2 juin 2020 (France)
  • 2 juin 2020 (États-Unis)
  • Status : En téléchargement uniquement

Qualité du test pour ce jeux : 



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