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One Piece : World Seeker

One Piece : World Seeker

One Piece : World Seeker

Genre : Action-Aventure | Disponible : Aucune date précisé Samedi 16/03/2018

Après de multiples beat’em up avec les Pirate Warriors, quelques jeux mobiles et Grand Cruise, un épisode VR qui n’a rien révolutionné au genre, One Piece revient jeter l’ancre dans son domaine, le jeu d’aventure. Monde ouvert, de nombreuses quêtes annexes, une île à sauver de la Marine, One Piece : World Seeker promet une épopée digne du manga d’origine. Si seulement il n’était pas tombé dans tous les pièges à éviter, on aurait pu avoir une véritable pépite en main. On se contentera d’un très joli caillou.

Za Empty Warudo

Shonen des plus populaires depuis vingt ans, c’est pour cet anniversaire que Bandai Namco édite une nouvelle adaptation en jeu vidéo du manga One Piece. La promesse de ce nouveau titre fait rêver : un immense monde ouvert, deux nouveaux personnages créés par l’auteur Eiichiro Oda et un scénario sur fond de fracture sociale qu’il aurait lui-même supervisé. Une fois le pad en main, l’aventure commence, et les premiers problèmes majeurs ne tardent pas à apparaître. Les premières foulées dans le monde ouvert de l’Ile aux Bijoux manque cruellement de piquant. Malgré des environnements différents (des ports, des villages, une mégalopole, une mine, des forêts, et des prisons aérienne et sous-marine), l'île n'a pas l'originalité propre au matériau d'origine, et chaque lieu est désespérement vide. On note d'ailleurs l'absence totale d'environnements intérieurs (maison, navires etc) : pour toute interaction avec une cellule où est enfermé un membre de votre équipage, on a donc droit à un fondu au noir des plus minimalistes. Les habitants ont pour la plupart déserté l’île, à cause de la présence massive de la Marine et de nombreux pirates. Même si cela se justifie par son scénario, quelle tristesse de voir Luffy et son équipage venir en aide à une île vidée de sa population. Pour cette raison, il est d’ailleurs difficile de se sentir engagé dans leur quête, vu qu'on ne croise pas grand monde à protéger. Les rares PNJ que l’on rencontre ont cependant un design dans l’esprit déluré du manga - on regrette que les modèles se résument à “homme mince - homme corpulent” “jeune femme - dame agée” avec uniquement des swap color - des variations colorimétriques. Dans l'ensemble, ce modeste monde ouvert pourrait suffire, mais on est bien loin des standards du genre, sans même parler de Horizon Zero Dawn sur PS4 ou Zelda BotW.


Quand Luffy arrive en ville, personne sur le trottoir
Quand Luffy arrive en ville, personne sur le trottoir
Ça sent le trésor mais

Crocodile fait partie des anciens ennemis qui apparaissent dans le jeuTout dans ce jeu d’aventure sent le One Piece à plein nez. Bandai Namco ne s’en cache pas, l’éditeur publie ce titre pour les inconditionnels du manga avant tout. Si le scénario est inédit et permet à un joueur étranger à la licence de suivre sans soucis son intrigue, les multiples interventions de personnages tirés de l’oeuvre source peuvent perdre les plus néophytes de l’univers - même pour les connaisseurs, les références sont fines : par exemple lorsque Luffy appelle son ennemi Lucci “l’homme au pigeon”, en référence à son oiseau familier dans l’arc Enies Lobby, sérieusement, qui s’en souvient ? Les interjections entre les membres de l’équipage au Chapeau de Paille feront sourire, mais elles sont les mêmes que dans le manga et n'apportent au récit que quelques quêtes annexes. Le passage de la Tour Radio en montée de climax où tous collaborent pour venir en aide à Jeanne ramène par contre aux meilleurs feels que l’on peut avoir en suivant leurs aventures. Quel dommage que ceux-ci soient si rares et peinent à relever le vide global qui compose le reste du jeu.

Pourtant, il est difficile de foncièrement détester One Piece : World Seeker. Déjà parce que le jeu est soigné visuellement, autant au niveau des personnages que des lieux que l’on explore. On regrette simplement un léger écart visuel entre le cel shading des personnages et l’aspect plus réaliste des décors, mais comme les deux sont globalement réussis, on restera tolérant là-dessus. Certaines lumières sont superbes et subliment cette île, malheureusement si vide. De rares environnements ont un level design et une photographie très bien pensés, notamment la prison sous-marine dans laquelle Franky est enfermé en début de jeu, ou la mine située au milieu de l’île.


Cette île est d’ailleurs au coeur d’une tourmente. On y accompagne Jeanne, une jeune femme aux cheveux verts qui se trouve être à la tête d’une faction anti-marine. Envahie par l’armée du Gouvernement Mondial depuis plusieurs années, l’Ile aux Bijoux est devenue l’Ile Prison depuis que la Marine s’y est investie. A la tête des militaires de l’île se trouve Isaac, un scientifique cyborg souhaitant renforcer la puissance de la Marine grâce à une armée de robots et chasser de l’île les pirates qui s’y trouvent. C’est bien sûr par la force de l’amitié et la puissance de son Gear 4 que Luffy vient en aide à Jeanne face au vil dessein d’Isaac. Sans crever le plafond de l’originalité, ce scénario d'une vingtaine d'heures environ reste efficace et parfaitement digne d’un arc canon de One Piece.


Tout l'équipage vient en aide à Jeanne l'anti-marine
Tout l'équipage vient en aide à Jeanne l'anti-marine

Des finitions à un franc

Pourtant, pour le développeur japonais Gambarion, World Seeker est loin d’être un coup d’essai en matière de jeux One Piece : depuis 2001 et l’épisode Grand Battle! sur GameBoy Advance, il en est le développeur exclusif. Mais, loin d’avoir corrigé ses erreurs depuis les mitigés Unlimited Cruise sur Wii (que votre apprentie testeuse du jour avait poncé à l’époque), il retombe dans les mêmes travers. Quels sont les ingrédients principaux du gloubiboulga de gameplay indigeste de World Seeker ? Je vous donne en premier une caméra comme on n'en code plus depuis les débuts de la PlayStation 3. Celle-ci a la fâcheuse tendance de n’être jamais bien placée, même avec la sensibilité au maximum, ce qui peut provoquer une chute inintentionnelle lors d’une promenade explorative du monde ouvert, ou encore mieux, une attaque ennemie impossible à éviter lors d’un combat avec les 12.000 soldats de la Marine éparpillés sur l’île. Le plus contraignant vient surtout du fait que cette caméra soit placée beaucoup trop proche de Luffy, le jeu étant en vue à la troisième personne, ce qui empêche d'appréhender les alentours.


Lorsque l'on cherche à s'accrocher en hauteur, gare à la chute.
Lorsque l'on cherche à s'accrocher en hauteur, gare à la chute.

Ensuite, autre détail qui démontre des moyens restreints de la production de One Piece : World Seeker, l’absence de véritables doublages. Pourtant présents avec les voix officielles japonaises pour les cinématiques, les échanges in game ne sont doublés qu’avec de simples mots, comme “Nani ?” ou “SUUUPEEER !”. Des dialogues assez fréquents, que ce soit pour avancer dans la mission principale ou remplir les quêtes secondaires, qui malheureusement manquent de vie, ce qui contraste avec les éclats de voix présents dans le matériau d’origine. Et aussi plaisant est-il de voir réunis tous les personnages de One Piece, il est très décevant de ne pouvoir jouer aucun autre membre de l'équipage de Luffy.

Enfin, au niveau du gameplay, Luffy est assez raide à contrôler, particulièrement ses sauts. Le level design jouant un maximum sur la verticalité, avec la capacité de Luffy à s'accrocher en hauteur pour se propulser (le "Gum-Gum Rocket"), on est tenté de vouloir grimper, que ce soit en ville ou pour chercher des matériaux en exploration. Son double saut est malheureusement très limité, sa capacité "Tornade" lui permettant de rester en suspens dans les airs n'est pas tellement maniable. En revanche, même s'ils sont assez répétitifs, les combats sont plutôt agréables. L'impression de coller de grosses patates aux ennemis est bien présente, surtout avec les effets bullet time lorsqu'un affrontement est terminé. On note d'ailleurs que le studio a voulu faire plaisir aux connaisseurs du manga, vu la qualité des animations lors des phases de combat. Mais si les nombreuses capacités à débloquer permettent d'améliorer le move set de Luffy, la gestion de son équipement est très limitée et a si peu d'intérêt qu'on va préférer récupérer des matériaux pour se crafter d'autres tenues plutôt que du loot. De tous ces problèmes, certains mineurs, d'autres vraiment contraignants, en ressort une sensation bancale où chaque bon élément est rapidement gâché par un défaut, pourtant évitable.



Faut-il conseiller One Piece : World Seeker ? A un fan éperdu de la franchise japonaise, on peut éventuellement envisager qu'il y trouve son compte, à condition de supporter les soucis de caméra et de contrôles plutôt raides. Mais à n'importe qui recherchant une aventure vidéoludique satisfaisante, on lui dira de passer son chemin. Enchaînant bonnes idées et mauvaise exécution, One Piece : World Seeker est un véritable Dr Jekyll et Mr Hyde qui déroule le tapis de ses ambitions pour mieux se prendre les pieds dedans. On peut être touché de retrouver l’univers, mais force est de constater que le manque de moyens, ou de répartition de ces derniers, se fait ressentir. Entre un monde vide et triste, quasi aucun doublage in game et une caméra digne de l’époque PS2/GameCube, la frustration de voir ce projet pas suffisamment abouti nous fait malheureusement rester à quai.




4

FAIBLE


  • Genre : Action-Aventure
  • Éditeur : Bandai Namco Games
  • Franchise: One Piece
  • Site officiel : http://opws.bn-ent.net/

  • Disponible
  • 15 mars 2019 (France)
  • 15 mars 2019 (États-Unis)
  • 14 mars 2019 (Japon)

Qualité du test pour ce jeux : 


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